Yvon Daneau, ACI

Je me souviens qu'en 1986, Joseph DiGiacomo, FCI (émérite), m'avait invité à siéger au sein du conseil de la section de Montréal. Je n'aurais jamais cru alors que je serais bénévole pendant aussi longtemps. Je n'aurais pas imaginé non plus que j'occuperais aujourd'hui le poste qui vient de m'être confié.

Inutile d'expliquer pourquoi j'ai accepté cette invitation car tous les bénévoles assemblés ici aujourd'hui savent tout ce que ce travail rapporte en retour : la camaraderie, l'amitié et le sentiment de s'acquitter d'une obligation envers la société, pour ne nommer que quelques-unes de ses satisfactions.

Au cours des dernières années, j'ai appris à diriger l'Institut auprès de ceux que je considère les meilleurs dans leur domaine, notamment M. John Rennick, FCI, M. Rolly Buchanan, FCI (émérite), M. Keith Devolin, FCI (émérite) et M. George Preece, FCI. J'ai eu le privilège de travailler avec ces anciens présidents-doyens qui se sont acquis toute ma gratitude et tout mon respect, et les vôtres aussi, j'en suis certain. MESSIEURS, JE VOUS REMERCIE.

L'Institut est à peu près rené de ses cendres dans les années 90 grâce à une solide équipe de gestion. La Direction, le Conseil et les membres lèvent leur chapeau à M. Geoff Wilkinson, CAE, et Mme Claire St Pierre, CGA, pour leur professionnalisme, leur dévouement et leur talent. Mais la bataille est loin d'être gagnée, et l'Institut doit continuer sa lutte tout en relevant de nouveaux défis. Notre Conseil d'administration se soucie encore et toujours d'accroître la reconnaissance de notre titre de FCI et d'augmenter le nombre de nos membres.

Nos membres ont réagi de façon positive à ces enjeux en acceptant, le printemps dernier, une hausse importante du montant de leur cotisation. Nous faisons actuellement de notre mieux pour bien utiliser ces fonds supplémentaires et pour corriger les problèmes signalés par nos membres dans le récent sondage sur notre planification stratégique. Il n'en demeure pas moins que les sections et les membres eux-mêmes sont notre plus important groupe de travail pour accomplir la mission que nous nous sommes donnée. Vous devez être les fiers ambassadeurs du métier que vous exercez et vous devez veiller à ce que vous et vos pairs, de même que toute la nouvelle génération, comprenniez ce vers quoi nous aspirons. Nos membres doivent être fiers de leur métier, et l'Institut est, et continuera d'être, le symbole de cette fierté.

Comme l'a déclaré M. George Preece dans l'un de ses discours, votre Institut a déployé de grands efforts dans de nombreux dossiers. En voici quelques-uns :

  1. La planification stratégique
  2. La gouvernance
  3. La planification d'affaires

Ces dossiers me tiennent à coeur, tout comme au Conseil d'administration, et nous continuerons sur la lancée de nos prédécesseurs afin qu'ils soient traités au bénéfice de l'Institut.

Au cours des mois qui viennent, nous ferons un examen minutieux des avantages que la loi Sarbanes Oxley pourrait offrir à l'Institut en modelant notre direction sur les pratiques exemplaires qui y sont énoncées à titre de lignes directrices, même si l'Institut n'est pas régi par cette loi.

Je suis également convaincu que la croissance de l'Institut est étroitement liée à nos alliances stratégiques, tant celles avec nos concurrents, qui sont souvent nos plus importants commanditaires, que celles avec nos associations apparentées dans le domaine du crédit au Canada. Je suis persuadé que l'Institut doit s'ouvrir à tous les intervenants du domaine. Il n'est pas possible de nos jours de prospérer en vase clos. Je m'emploierai plus particulièrement à déterminer quels sont nos plus grands atouts et à mettre l'accent sur eux, quitte à laisser tomber ou à revoir les produits et les activités qui ne sont pas productifs.

J'ai aussi l'intention de rencontrer tous les conseils des sections au cours des prochains mois pour prendre connaissance de leurs préoccupations et de leurs besoins. Ils sont avant tout les principaux messagers de l'Institut. La croissance de l'Institut dépend du soutien des sections. L'histoire a prouvé qu'en se serrant les coudes, on peur accomplir des miracles....

Pour conclure, je veux exprimer ma gratitude envers le Conseil d'administration national qui m'a élu à ce poste important. En outre, je déclare sincèrement que je travaillerai avec ardeur et que je ferai de mon mieux durant mon mandat pour me montrer à la hauteur de leur confiance. Je serai heureux de travailler avec chacun de ses membres.